LE MINOR : 3 COLLABORATIONS, 3 MARCHÉS, UNE MÊME EXIGENCE

À la rentrée, Le Minor multiplie les terrains de jeu avec Lavenham, Haven Surf et Les Stockistes. Trois collaborations très différentes qui racontent une même stratégie : faire voyager le savoir-faire de la manufacture bretonne, toucher de nouveaux publics et démontrer que l’héritage textile français peut être profondément contemporain.

Guidel, septembre 2026 Une manufacture bretonne et une icône britannique qui se rencontrent pour séduire le Japon. Un label anversois issu de la culture surf qui réinterprète la maille Le Minor. Un prescripteur du Made in France qui imagine avec la manufacture un vestiaire en jacquard de mérinos.

À première vue, peu de choses réunissent ces trois projets. Et c’est précisément leur intérêt.

Pour la rentrée 2026, Le Minor dévoile trois collaborations qui illustrent la diversification engagée par la marque : Le Minor x Lavenham, Le Minor x Haven Surf et Le Minor x Les Stockistes.

Trois collaborations, trois marchés, trois expressions différentes du savoir-faire de la manufacture de Guidel. Avec une conviction commune : une marque centenaire n’a pas vocation à rester figée dans son patrimoine. Son savoir-faire devient au contraire une matière première à transmettre, détourner et réinventer.

 

Collaboration Le Minor x Lavenham

LE MINOR X LAVENHAM : DE PART ET D’AUTRE DE LA MANCHE, CAP SUR LE JAPON

C’est la rencontre de deux maisons qui parlent naturellement le même langage.

D’un côté, Le Minor, manufacture bretonne fondée en 1922, qui tricote et confectionne toujours ses vêtements dans ses propres ateliers de Guidel. De l’autre, Lavenham, maison britannique née en 1969 dans le Suffolk et devenue une référence du vêtement matelassé.

Deux marques fabricantes. Deux maisons attachées à leurs ateliers. Deux entreprises qui défendent la maîtrise du produit, la pérennité des gestes et une certaine idée de l’artisanat européen.

En somme, deux “single sourced brands”, dont l’identité est indissociable de leur outil de production.

La collaboration apparaît donc comme une alliance naturelle, de part et d’autre de la Manche, entre deux patrimoines industriels qui partagent une même obsession : fabriquer des vêtements qui ont du sens parce que l’on sait où, comment et par qui ils sont produits.

Mais cette rencontre franco-britannique regarde aussi beaucoup plus loin : vers le Japon.

Lavenham entretient en effet une relation particulièrement forte avec le marché japonais, où la marque britannique réalise une part essentielle de son activité et où son actionnariat est en partie japonais. Le Minor y possède également une histoire ancienne et une clientèle sensible aux maisons européennes capables de conjuguer authenticité, qualité de fabrication et singularité.

Une collaboration entre la Bretagne et le Suffolk, pensée pour résonner jusqu’au pays du Soleil-Levant.

LE MINOR X HAVEN SURF : ANVERS RÉINVENTE LES CODES DE LA MANUFACTURE

Autre territoire, autre génération, autre langage.

À Anvers, Haven Surf fête ses dix ans. Née comme boutique multimarque, l’adresse belge s’est progressivement affirmée comme un univers puis comme un label à part entière, à la croisée du surf, du vestiaire casual et d’une culture européenne très contemporaine.

Pour célébrer cet anniversaire, Haven Surf est venu chercher dans les ateliers de Le Minor non pas une pièce patrimoniale à reproduire, mais un savoir-faire à détourner.

Le label redessine ainsi un sweat Le Minor en maille Milano, jouant avec cette construction dense et structurée habituellement associée à un vestiaire plus habillé. Et il s’empare de l’icône absolue de la manufacture, la marinière, pour la broder et surtout… lui couper les manches.

Une marinière Le Minor à manches courtes : le geste paraît simple, mais il dit beaucoup.

La collaboration avec Haven Surf traduit le rajeunissement de la marque et son ouverture à une nouvelle scène européenne, plus libre dans son rapport au vêtement patrimonial. Elle montre aussi la capacité des ateliers de Guidel à mettre une expertise centenaire au service de propositions qui n’auraient probablement jamais figuré dans les collections historiques de la maison.

L’héritage devient ici un terrain de jeu.

Après le Japon avec Lavenham, Le Minor regarde ainsi vers une Europe créative, cool et prescriptrice, depuis Anvers.

 

Collaboration Le Minor x Les Stockistes

LE MINOR X LES STOCKISTES : LE 100 % MADE IN FRANCE AU SERVICE DU STYLE

La troisième collaboration ramène Le Minor en France. Mais avec une ambition particulière : réconcilier fabrication française et désir de mode.

Depuis plusieurs années, Romaric, fondateur des boutiques toulousaines Arpet et Les Traits Français, construit un vestiaire singulier à partir des savoir-faire textiles français.

Sa démarche ne consiste pas à sélectionner un produit simplement parce qu’il est fabriqué en France. Elle consiste à rechercher, partout sur le territoire, des fabricants capables de participer à la construction de silhouettes contemporaines.

Dans ses sélections cohabitent ainsi le workwear français de Le Laboureur, le patrimoine de Le Minor ou encore l’approche contemporaine de De Bonne Facture. Une vision dans laquelle la provenance et le savoir-faire ne viennent jamais excuser le produit : le Made in France doit aussi être beau, désirable et pertinent.

En 2025, Romaric franchit une nouvelle étape en lançant son propre label, Les Stockistes.

Pour cette première collaboration avec Le Minor, il puise directement dans les possibilités techniques de la manufacture de Guidel et imagine une capsule construite autour d’un spectaculaire tricot jacquard 100 % mérinos.

Le motif se décline sur plusieurs pièces : un gilet proposé avec ou sans manches et un pull, lui aussi décliné en version manches longues ou sans manches.

La maille devient graphique, presque architecturale. Le savoir-faire n’est plus seulement raconté : il est immédiatement visible dans le vêtement.

Cette collaboration franco-française permet ainsi à Le Minor d’affirmer l’une des dimensions essentielles de son identité : un ancrage géographique et industriel fort, sans jamais choisir entre savoir-faire et beauté.

 

Le Minor : 3 collaborations pour la rentrée 2026

DIVERSIFIER SANS SE DILUER

Ces trois collaborations racontent finalement trois directions prises simultanément par Le Minor.

Avec Lavenham, l’international et le Japon. Avec Haven Surf, une nouvelle génération de clients et une scène européenne contemporaine. Avec Les Stockistes, la réaffirmation d’un Made in France exigeant, capable de parler le langage de la mode.

Trois marchés. Trois communautés. Trois manières d’interpréter les ateliers de Guidel.

Cette diversité n’est pourtant pas synonyme de dispersion.

Car derrière chacune de ces capsules demeure le même outil : une manufacture française plus que centenaire, qui tricote, coupe et confectionne toujours à Guidel, en Bretagne.

C’est précisément parce que Le Minor possède ses ateliers que la marque peut aujourd’hui multiplier les dialogues. Une maille Milano peut devenir un sweat à Anvers. Un jacquard de mérinos peut donner naissance à une silhouette toulousaine. Une rencontre entre deux fabricants européens peut trouver son public à Tokyo.

Le savoir-faire n’est alors plus seulement un héritage à préserver. Il devient un outil de création, de rencontre et de conquête de nouveaux marchés.

Et peut-être est-ce là, pour Le Minor, la meilleure manière d’aborder son deuxième siècle : rester intransigeant sur la manière de fabriquer, tout en devenant toujours plus libre sur ce que l’on fabrique.